Jean-Baptiste PEYRET (1887-1952)

Jean-Baptiste PEYRET est né en 1887 à Chambles (Loire) dans une famille de paysans.
En 1907, il part pour faire 2 ans de service militaire au 121e R.I. de Montluçon.
A la mobilisation, il est affecté au 99e R.I. comme soldat de 2e classe.
Son départ au front n'est pas connu mais il doit avoir rejoint le 99e R.I. avec les renforts appelés "du 299e R.I." le 26 août 1914.
Il envoi une carte postale pour la fête de Noël 1914 à sa femme, qui élève seule son fils né en 1913.
Par la suite, en août 1915, il expédie la seule photo de guerre conservée (à gauche, soldat à gauche en chandail et avec la chaîne de montre). C'est un abri du côté de Maricourt au nord de la Somme.
Les autres documents sont d'origine officielle, Jean-Baptiste PEYRET écrivait peu ou ses lettres ont été détruites. On retrouve sa trace en septembre 1915 avec un certificat de présence à l'offensive de Champagne. Puis en août 1916 avec sa première citation à l'ordre du régiment pour les combats de la Laufée, dans la région de Verdun. Il est blessé à Ham (Somme) en mars 1917 par un éclat d'obus dans le dos. Il faut attendre avril 1918 et sa deuxième citation à l'ordre du régiment, pour le retrouver. Il est cité suite à la défense du mont Kemmel en Belgique. Enfin, en octobre 1918, dans les Ardennes, il est blessé par une balle à la tête et reçoit sa troisième citation à l'ordre de la brigade. Il est évacué sur l'hôpital d'Angoulême.

Il est démobilisé en mars 1919 à Metz.

 

En septembre 1915, Jean-Baptiste PEYRET est apparemment soldat d'escouade à la 8e compagnie (lieutenant DUPERRAY) puis en juin 1916, avec la transformation de la 8e compagnie en unité d'instruction, il passe à la 6e compagnie. En août 1916, sa citation le présente comme un agent de liaison, de même qu'en avril 1918 et en octobre 1918.
Jean-Baptiste PEYRET était donc agent de liaison et de ce fait, attaché à l'état-major de la 6e compagnie qui a été dirigée pendant longtemps par le capitaine Louis BRUN, un brillant Saint-Cyrien. Les agents de liaison formait une petite équipe au niveau de la compagnie (4 à 6 hommes) et devaient établir le contact entre les chefs de section en première ligne et le P.C. de compagnie, ou entre le P.C. de compagnie et les P.C. de bataillon où de régiment. C'est pour cette raison que les agents de liaison étaient bien connus des officiers.

Ci-contre, Jean-Baptiste PEYRET lors de son service militaire au 121e R.I. de Montluçon

 

 

 

 

 

 

Certificat de présence à la bataille de Champagne
8e compagnie : lieutenant DUPERRAY
2e bataillon : commandant CASTEX
99e R.I. : lieutenant-colonel ROUSSELON
Citation à l'ordre du régiment
Bataille de la Laufée
6e compagnie
Certificat de présence à la bataille de Verdun

Jean-Baptiste PEYRET est mort en 1952 à Périgneux (Loire) des suites d'une tumeur au cerveau, peut-être consécutive à sa blessure à la tête d'octobre 1918.

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